Foire aux questions

Foire aux questions2017-10-19T21:26:02+00:00

Qu’est-ce que MammaPrint® ?

MammaPrint est un test qui permet de déterminer le degré d’agressivité de votre tumeur mammaire et donc de déterminer si vous êtes à haut ou bas risque de récidive de votre cancer du sein.

Notre test analyse 70 gènes spécifiques. Vous pourrez le trouver sous différents noms : MammaPrint / test des 70 gènes / test de récurrence du cancer du sein / test d’expression génique pour le cancer du sein.

Suis-je concernée par MammaPrint ?

MammaPrint a été développé pour les patientes atteintes d’un cancer du sein invasif à un stade précoce,

Pour pouvoir réaliser notre test, vous devez avoir :

  • un cancer invasif de stade précoce nouvellement diagnostiqué
  • un cancer de Grade 1 à 3 (opérable)
  • une tumeur inférieure ou égale à 5 cm
  • et vous ne devez pas avoir plus de 3 ganglions lymphatiques touchés

MammaPrint est recommandé dans la directive européenne pour le traitement du cancer du sein mais aussi dans les lignes directives internationales telles que St Gallen et l’ASCO. Par ailleurs, il a le plus haut niveau de preuve clinique (niveau 1 A) objectivé par une étude clinique randomisée prospective de phase III.

N’hésitez pas à en discuter avec votre médecin et demandez-lui si MammaPrint peut être indiqué dans votre cas.

MammaPrint peut-il toujours être réalisé ?

Si, avec votre médecin, vous concluez qu’un test MammaPrint pourrait avoir une valeur ajoutée dans le choix de votre traitement, alors celui-ci peut être réalisé aussi bien avant qu’après l’intervention chirurgicale.

Avant l’intervention, votre tumeur peut être prélevée au moyen d’une biopsie au trocart (un prélèvement à l’aide d’une fine aiguille). Après l’intervention, l’hôpital peut envoyer un échantillon de votre tumeur.

Il est ainsi possible d’opter pour un test MammaPrint avant comme après la chirurgie.

Il suffit simplement que votre médecin envoie le prélèvement effectué à notre laboratoire central. Agendia communiquera le résultat du test à votre médecin dans les 10 jours ouvrés et vous pourrez discuter des résultats avec lui.

Il peut arriver (même si cela reste rare), que l’échantillon ne contienne pas assez de cellules tumorales pour réaliser le test ; dans ce cas, l’analyse ne pourra être réalisée. Agendia contactera alors votre médecin pour savoir si un autre prélèvement peut être envoyé.

Comment puis-je obtenir le test MammaPrint ?

Vous ne pouvez pas demander le test vous-même. Il faut le demander au médecin qui vous suit pour que celui-ci vous le prescrive et envoie l’échantillon à notre laboratoire

MammaPrint améliorera-t-il mon état de santé ?

MammaPrint n’est pas une méthode de traitement ou un médicament, mais un test de diagnostic qui détermine dans quelle mesure votre cancer du sein est agressif. C’est un outil d’aide à la décision thérapeutique. Grâce au résultat du test MammaPrint, vous et votre médecin pourrez décider du traitement le mieux adapté à votre cas.

Pour quelle raison devrais-je faire le test MammaPrint ?

Le test MammaPrint peut vous aider à décider (avec l’aide de votre médecin) si une chimiothérapie vous serait bénéfique ou si celle-ci peut être évitée sans risque accru de récidive, vous permettant ainsi d’éviter ce type de traitement lourd. En effet, près de la moitié des patientes atteintes d’un cancer du sein reçoit une chimiothérapie dont elles ne retirent aucun bénéfice. Par contre, elles en éprouvent les effets indésirables. En faisant le test MammaPrint, vous recevez une évaluation très claire du risque, c’est-à-dire qu’il vous dira si vous êtes à haut risque ou à bas risque de métastases. Un résultat « bas risque » signifie qu’une chimiothérapie peut être évitée sans risque accru de récidive.

De plus, maintenant,  MammaPrint identifie des patientes dites à « Ultra- faible » risque de récidive (sous-groupe de patientes appelé « MammaPrint Late récurence (20 ans) Low risk » )
Ces patientes ont d’excellentes chances de survie à 20 ans  sans chimiothérapie ni hormonothérapie, ou avec hormonothérapie sur une période limitée après la chirurgie. Un résultat « MammaPrint Late récurence (20 ans) Low risk » fournit donc aux médecins des informations supplémentaires quant à la nécessité de prescrire une hormonothérapie standard (cinq ans), limitée (deux ans) ou bien la possibilité de ne prescrire aucune hormonothérapie après la chirurgie. On estime à plus de 15 % le nombre de patientes atteintes d’un cancer du sein qui appartiennent à ce sous-groupe appelé « MammaPrint Late récurence (20 ans) Low risk »

Comment mon médecin obtient-il le tissu tumoral nécessaire à la réalisation de MammaPrint ?

Votre médecin utilisera un échantillon de la tumeur prélevé pendant la chirurgie ou lors de la biopsie avant la chirurgie. Cet échantillon sera par la suite envoyé au laboratoire d’Agendia.

La chirurgie a révélé l’absence de métastase dans mes ganglions lymphatiques. Quels sont mes risques ?

Sans traitement après la chirurgie, il existe un risque de récidive du cancer. Ce risque est diminué par un traitement adjuvant. En réalisant un test MammaPrint, vous savez si une chimiothérapie se justifie ou non pour diminuer ce risque de récidive.

MammaPrint met-il aussi en évidence une prédisposition héréditaire ?

Non, pour cela, il est nécessaire d’effectuer un autre type de test. Il s’agit d’un «  test génétique » qui évalue la prédisposition héréditaire au cancer du sein. Par exemple, celle-ci peut être établie par le biais du gène BRCA1 ou du gène BRCA2.

Quel est le délai avant de connaître le résultat ?

Le résultat de MammaPrint est communiqué dans un délai de 10 jours ouvrés. Il est envoyé directement à votre médecin.

La sécurité sociale rembourse-t-elle MammaPrint ?

Actuellement, ce test est remboursé dans le cadre du RIHN pour les patientes françaises.

Où le test MammaPrint est-il réalisé ?

Le test MammaPrint – marqué CE et approuvé par la FDA – est réalisé au laboratoire d’Agendia à Amsterdam.

Notre laboratoire répond à toutes les exigences qualité et dispose de toutes les certifications nécessaires garantissant une très grande fiabilité des résultats. Des inspections régulières par des organismes externes garantissent le respect de toutes les règles qualité et certifications mises en place.

Quelle est l’utilité du test MammaPrint et d’un « test génétique » ?

Après le diagnostic d’un cancer du sein, jusque très récemment, les médecins basaient leur décision thérapeutique uniquement sur les « facteurs dits clinico-pathologiques » à savoir l’âge de la patiente, la taille de la tumeur, son grade, l’atteinte des ganglions lymphatiques et la sensibilité de la tumeur aux hormones pour évaluer le risque métastatique.

Grâce à de nombreuses études, il est devenu évident que, prendre en compte les informations génomiques basées sur la biologie de la tumeur elle-même pouvait apporter de nouveaux éléments qui aident le médecin à sereinement adapter le traitement (et éviter le surtraitement) de sa patiente.

C’est ce que l’on appelle les tests génomiques (appelés aussi « tests d’expression génique ») dont MammaPrint fait partie.

Ces tests reposent sur l’identification de biomarqueurs révélant l’agressivité d’une tumeur et le risque de récurrence du cancer. L’objectif ? Améliorer la qualité de prise en charge des patientes, par l’évitement d’une chimiothérapie pour des femmes qui n’en n’auraient pas tiré bénéfice et en subiraient les effets indésirables. C’est ce qu’on appelle la “désescalade thérapeutique” qui est un enjeu majeur à l’heure actuelle.

Avant le diagnostic, il existe des tests génétiques permettant d’évaluer le risque de faire un cancer (prédisposition héréditaire). Par exemple, l’analyse du gène BRCA1 ou du gène BRCA2 (d’autres gènes sont connus pour augmenter le risque de faire un cancer du sein).

Les médecins adoptent donc de plus en plus une approche innovante pour la prévention de la maladie et de son traitement – ce que l’on appelle la médecine personnalisée, ou médecine de précision – où l’on tient compte des liens existants entre les gènes, l’environnement et le mode de vie Génomique.

D’autres tests sont-ils aussi proposés par Agendia ?

Pour compléter MammaPrint, Agendia a développé un test qui peut fournir des informations supplémentaires sur le comportement de la tumeur. Il s’agit du test BluePrint®.  Il s’agit d’un test de profilage qui analyse l’activité de 80 gènes présents dans la tumeur mammaire, et qui les subdivise ensuite en 3 groupes : type basal, type luminal A ou B, ou type HER2. Ces groupes sont appelés « sous-groupes moléculaires » et l’accumulation des preuves scientifiques donne à penser que cette subdivision joue un rôle clé dans la prédiction de l’efficacité de certains traitements. Combiné au test MammaPrint, BluePrint peut donc éventuellement fournir d’autres informations très précieuses sur le comportement de la tumeur.

En quoi consiste l’étude MINDACT ?

MINDACT signifie Microarray In Node-negative and 1 to 3 positive lymph node Disease may Avoid ChemoTherapy (MINDACT).

Il s’agit d’une étude prospective de phase III, randomisée – dans laquelle MammaPrint ®, le test mis au point par Agendia – a été comparé aux facteurs diclinicopathologiques classiques.

Avec cette étude, il a été démontré que – malgré leurs facteurs cliniques à haut risque – les patientes identifiées à bas risque génomique par MammaPrint peuvent éviter une chimiothérapie sans risque accru de récidive de leur cancer (46% des patientes ont pu être “reclassifiées” à bas risque génomique).

Que signifie «  étude prospective randomisée »

Le mot « prospective » signifie : prévoir. Dans une étude prospective, la nature du traitement reçu par un(e) patient(e) est déterminée avant de réaliser les évaluations. Lors de la randomisation, le plan de traitement est attribué au hasard au patient(e) par un système informatique. Grâce à la randomisation, les facteurs de perturbation inconnus ou non mesurés sont répartis de manière la plus homogène possible entre les groupes. De ce fait, leur effet moyen sur le résultat est équivalent pour tous les groupes. Ni vous, ni votre médecin ne savez à l’avance la nature du traitement que vous recevez.

Quel était l’objectif de l’étude MINDACT

La question posée dans MINDACT était :

« Est-ce qu’un test d’expression génique (MammaPrint) peut identifier des patientes pouvant éviter une chimiothérapie en toute sécurité malgré leur classification à haut risque selon leurs facteurs clinicopathologiques ? »

Quelques détails sur cette étude :

  • 112 centres dans neuf pays européens dont 24 centres en France ont participé à cette étude.
  • Les patientes ont été incluses à partir de 2007 jusqu’à 2011.
  • 6693 patientes atteintes d’un cancer du sein au stade précoce, avec ganglion lymphatique négatif ou avec un à trois ganglions lymphatiques positifs ont été incluses.
  • Les résultats ont permis d’attribuer à MammaPrint le plus haut niveau de preuve clinique (1 A).

Conclusion : MINDACT a démonté que les patientes classées à bas risque génomique par MammaPrint, ne retirent aucun bénéfice significatif ou cliniquement pertinent d’une chimiothérapie. Ce groupe de patientes peut donc éviter une chimiothérapie sans risque accru de récidive.

  • Grâce aux résultats de cette étude, MammaPrint s’est vu attribuer le plus haut niveau de preuve clinique (niveau 1A). Aucun autre test d’expression génique ne possède ce haut niveau de preuve dans le cadre du cancer du sein.

MammaPrint a d’ailleurs récemment été recommandé dans des directives internationales tel que l’ASCO (American Society of Clinical Oncology) comme :

  • Outil d’aide à la décision thérapeutique de non prescription d’une chimiothérapie chez les patientes avec un cancer du sein HER2 négatif, récepteur hormonal positif classées à haut risque clinique.
  • Seul test d’aide à la décision du traitement des patientes atteintes d’un cancer du sein à un stade précoce et présentant 1 à 3 ganglions lymphatiques positifs.

Quels sont les résultats les plus importants de l’étude MINDACT ?

  • Il a été démontré que, pour 46 % des patientes présentant un haut risque clinique et chez qui une chimiothérapie aurait été envisagée auparavant, celle-ci ne s’avère finalement pas nécessaire. Les effets indésirables et les inconvénients inutiles d’une chimiothérapie peuvent donc être épargnés à beaucoup de patientes. À court terme, ces effets sont notamment une perte des cheveux et des poils, des nausées et un état de fatigue. En ce qui concerne les effets à long terme, on observe des troubles cognitifs tels que perte de la mémoire et de la concentration, des problèmes cardiaques et même la survenue de cancers secondaires, tels qu’une leucémie. Il est donc important de déterminer qui sont les femmes pour qui la chimiothérapie sera inutile, de manière à leur éviter un surtraitement.
  • Plus de 94 % des patientes qui présentaient un haut risque clinique mais qui ont été identifiées à faible risque par MammaPrint, n’ont pas développé de métastases après 5 ans. Selon l’étude, il n’existe aucune différence entre le groupe traité par chimiothérapie et le groupe n’ayant pas reçu de chimiothérapie.

Qui a réalisé l’étude MINDACT ?

L’étude MINDACT a été réalisée et évaluée par l’organisme de recherche indépendant et très respecté appelé Organisation Européenne pour la Recherche et le Traitement du Cancer (EORTC, European Organization for the Research and Treatment of Cancer) et par le groupe BIG (Breast International Group). Agendia n’a pas été le sponsor de cette étude qui est donc une étude totalement indépendante.

Dans quelle mesure Agendia était-elle concernée par l’étude ?

Agendia a mis gratuitement les tests MammaPrint à disposition de l’étude menée par l’EORTC. Agendia poursuit sa coopération avec des centres du cancer et des groupes scientifiques afin de mener une recherche clinique complémentaire qui permettra de mettre des traitements personnalisés plus efficaces à la portée des patientes.

Référence :[1] Cardoso F, van’t Veer LJ, Bogaerts J et al. 70-Gene Signature as an Aid to Treatment Decisions in Early-Stage Breast Cancer. N Engl J Med 2016; 375: 717-29.